du 27 janvier 2004
Faits :
Nicole Mackenzie a été arrêtée pour excès de vitesse. Elle s’est présenté en Cour provinciale sans être représentée et le juge ne l’a pas informée de son droit à un procès en français. Le procès ayant eu lieu en anglais, madame Mackenzie a demandé un arrêt des procédures en Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.
Décision de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse :
La Cour suprême ordonne l’arrêt des procédures en vertu de l’article 530 (3) du Code criminel qui pose le principe selon lequel tout accusé doit être informé du droit d’obtenir un procès dans la langue officielle de son choix. Selon la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, la violation de l’article 530 (3) contrevient aux articles 15, 16 et 19 de la Charte canadienne des droits et libertés portant sur les droits à l’égalité et l’accès dans la langue officielle de son choix aux tribunaux établis par le Parlement.
La Couronne interjette appel. Tout en affirmant que l’article 530 (3) a été violé, la Couronne demande un nouveau procès au lieu d’un arrêt des procédures.
Problème de droit :
Deux problèmes de droit se posent :
Décision de la Cour d’appel de la Nouvelle-Écosse :
L’affaire Mackenzie est une affaire délicate qui touche directement le problème relatif aux droits linguistiques. C’est pourquoi cette affaire est toujours en cours dès lors que le demandeur envisage de saisir la Cour suprême du Canada afin de faire reconnaître une violation des art. 15, 16 et 19 de la Charte.